Toulouse ne se sort pas au hasard. Selon le quartier, vous ne trouverez ni le même public, ni les mêmes horaires, ni les mêmes prix. Voici la carte.
Saint-Pierre — l'épicentre bruyant
Public : étudiant, 18-25 ans.
Horaires : plein dès 21h, se vide vers 2h.
Budget : 5 à 8 € la pinte.
La place et les quais alentour concentrent la plus forte densité de bars de la ville. C'est le point de ralliement classique du jeudi soir. On y va pour la foule et l'énergie ; on en repart quand on veut s'entendre parler.
Les Carmes — le raffiné
Public : 28-45 ans, actifs.
Horaires : 19h-2h.
Budget : 12 à 15 € le cocktail.
Bars à vins, cocktails travaillés, salles à taille humaine. C'est le Toulouse des soirées qui commencent tôt et se parlent. Excellent pour un premier verre avant de basculer ailleurs.
Saint-Étienne — le confidentiel
Public : connaisseurs, habitués.
Horaires : 19h-1h.
Quelques adresses pointues, souvent peu signalées. C'est là qu'on emmène quelqu'un qu'on veut impressionner sans en avoir l'air.
Saint-Cyprien — la rive gauche
Public : mixte, plus local.
Horaires : 19h-2h.
Budget : intermédiaire.
De l'autre côté de la Garonne, un quartier qui a beaucoup gagné en dix ans. Bonnes tables, bars indépendants, et surtout : moins de monde qu'en centre-ville à qualité équivalente.
Capitole et Wilson — le passage
Public : touristes, gens de passage.
Budget : majoré par l'emplacement.
Pratique, central, rarement mémorable. C'est le quartier où l'on se retrouve avant d'aller ailleurs.
Matabiau et Stalingrad — la nuit longue
Public : adulte, mixte.
Horaires : 22h-6h.
Autour de la gare, ce sont les lieux qui ferment le plus tard. C'est là que se trouve le Silver Palace, rue de Stalingrad, ouvert jusqu'à 6h du mardi au samedi. L'intérêt du quartier est double : les hôtels sont à proximité immédiate, et la gare permet de rentrer au premier train.
L'itinéraire type d'une soirée réussie : apéritif aux Carmes vers 20h, dîner à Saint-Cyprien, puis remontée vers Matabiau à partir de 23h. Le tout à pied — vingt-cinq minutes d'un bout à l'autre.
Ce que la géographie change
Toulouse a la particularité d'être une grande ville au centre minuscule. On traverse le cœur historique en vingt minutes à pied, ce qui autorise à enchaîner trois quartiers dans une soirée sans jamais prendre un transport. Peu de villes françaises le permettent.
La contrepartie : passé 3h du matin, le centre se vide et les options se réduisent à quelques adresses. Mieux vaut savoir lesquelles avant de se retrouver dehors — c'est tout l'objet du guide des noctambules.